Le bulletin Le lien

Cela fait quatre ans que je vais aux réunions Al-Anon, mais comme j’aurais voulu les avoir connues plusieurs années auparavant! Je n’ai pas été élevé dans un environnement affecté par les drogues, mais j’ai épousé une femme pour qui cela avait été le cas. Sa toxicomanie est ce qui a causé la fin de notre mariage et, à cause de cela, j’ai eu la garde de notre fils depuis l’âge de six ans. Malgré notre divorce, nous sommes restés proches et mon fils rendait visite à sa mère quotidiennement. Mon fils n’était âgé que de 13 ans quand j’ai découvert sa mère morte des suites de sa dépendance aux drogues. Cela ne m’a jamais traversé l’esprit que mon fils s’adonnerait à l’alcool ou aux drogues, sachant combien ces dépendances avaient détruit notre famille.

À mes débuts dans Al-Anon, j’ai lutté avec le concept du détachement. J’étais remplie de peur et d’inquiétude pour mon être cher. L’idée même de prendre du recul vis-à-vis ses problèmes ne me semblait pas du tout être juste. Comment pouvais-je « lui tourner le dos » au moment où il semblait le plus avoir besoin de moi?

Ma mère ne buvait pas, mais avait dévoué sa vie à mon père, qui lui aimait boire. Enfant, étant la deuxième de trois filles et d’un plus jeune garçon, j’ai découvert que j’avais de la sympathie pour mon père. Je blâmais ma mère pour les volées qu’il m’infligeait.